
Si l'oeil humain est capable de discerner au moins six millions de nuances, et s'il existe en théorie un nombre infini de coloris, le spectre des couleurs suit des cycles bien établis qui dépendent de la mode, de la politique, de l'innovation technologique et d'autres influences.
Les couleurs ne changent jamais brusquement, mais sont plutôt en évolution perpétuelle. En général, un groupe de couleurs reste en vogue pendant 10 à 12 ans.
Les couleurs ascendantes font souvent leur apparition dans la mode, pour s'imposer rapidement dans la décoration intérieure commerciale, notamment celle des restaurants, des bureaux et des boutiques, avant d'envahir graduellement le secteur résidentiel. Vers le milieu d'un cycle, ces couleurs à la mode sont très faciles à se procurer et acceptées par le marché dans son ensemble. Ainsi par exemple, les coloris naturels des années soixante-dix ont atteint leur plus grande diffusion au milieu des années soixante-dix; dès le milieu des années quatre-vingt, ceux qui influencent la mode adoptaient progressivement le gris, le noir et le blanc... nouvelles teintes neutres. Cette époque a marqué le début d'un nouveau cycle pour les couleurs, qui verrait éventuellement le remplacement des bruns, beiges et autres teintes terre si appréciées pendant les années soixante-dix.
La mode reste probablement l'influence prépondérante sur les coloris et les styles pour l'ameublement. Le meilleur exemple est encore le mobilier élisabéthain. Les jupes longues et amples tant appréciées par la reine Elisabeth I ont donné naissance à la chaise Farthingale, sans accoudoirs.
C'est aussi Élisabeth qui a introduit la mode du maquillage fait de blanc de plomb pour le visage et d'ocre rouge pour les joues et les lèvres. Ce mélange nocif était alors couvert d'une couche de vernis à base de blanc d'oeuf. Aujourd'hui, la mode vestimentaire reste la source fondamentale des couleurs ascendantes, qui s'imposent ensuite graduellement tout au long du cycle.
Les conditions économiques ont souvent une influence sur le choix, pourtant si personnel, des couleurs. Pendant la dépression des années trente, les peintures, tissus et revêtements de sol étaient choisis en fonction de leur durabilité afin de protéger l'investissement des propriétaires. La palette des teintes havane, des gris et des bleus et verts délavés était le reflet de cette philosophie, car il s'agit de couleurs moins salissantes.
Le tape-à-l'oeil de "Dynasty", série télévisée la plus populaire des années quatre-vingt, a eu une influence directe sur l'ameublement. Les accents métallisés sont apparus dans les tissus, les revêtements muraux et l'ameublement. Les murs étaient recouverts de miroirs et tendus de papier métallisé réfléchissant. Le succès remporté par "La guerre des étoiles" et "Les tortues Ninja" s'est traduit par l'apparition instantanée d'un nouveau décor pour tous les enfants de moins de douze ans, sous forme d'affiches, de papier peint, de jouets et même de vêtements.
La technologie a toujours eu une influence directe sur les couleurs et les styles. Les couleurs de l'époque victorienne étaient le fruit de la découverte des teintures à l'aniline, beaucoup plus marquées que les agents colorants utilisés jusque-là. Considérées comme totalement inacceptables aujourd'hui, les couleurs de l'époque victorienne comprenaient notamment le rouge Pompéi, le brun tabac, le havane, l'olive et le bordeaux. Pendant les années cinquante, les couleurs nuancées ont déclenché une véritable révolution dans l'industrie de la peinture. Jusqu'alors, le choix se limitait aux pastels et aux neutres tous prêts. Pour la première fois, le consommateur était libre de choisir à volonté ses coloris.
Aujourd'hui, de nombreuses agences se livrent avec plus ou moins de succès à des prévisions sur les tendances chromatiques. Parmi ces groupes, le plus influent est certainement le Color Marketing Group (CMG), fondé à Washington, D.C., en 1962.
CMG est un organisme international de professionnels représentant toutes les industries utilisant les coloris, le marketing des biens et des services.
Les membres se réunissent deux fois par an, lors de congrès au cours desquels ils s'efforcent de prévoir les tendances, pour chaque industrie, avec deux ans d'avance. Des pronostics sont préparés pour toutes les industries; ensuite, toutes ces tendances sont regroupées sur une carte de prévisions qui est publiée et distribuée à tous les membres.
On estime que ces prévisions sont exactes dans 95% des cas, ce qui n'a rien d'étonnant. CMG doit son succès au fait que ses prévisions sont préparées par des spécialistes et non simplement énoncées par quelques « grands manitous » de la mode à New York ou à Paris.
Pour l'industrie, ces prévisions sont très importantes, car le cycle de lancement des nouveaux produits est de l'ordre de deux à trois ans. Un constructeur automobile qui veut lancer un nouveau modèle dans trois ans doit être sûr que les coloris qu'il choisit pour la peinture et les garnitures seront bien harmonisés et surtout, à la mode.
Les fabricants de mobilier doivent être sûrs que leurs produits seront assortis aux tapis et aux revêtements muraux que les autres fabricants proposeront en même temps. Le style et la couleur ont une influence directe sur l'image d'un produit et, éventuellement, sur ses ventes. Si l'un ou l'autre de ces facteurs ne convient pas, le consommateur hésite à acheter.
En exemple, l'industrie automobile japonaise et coréenne qui, au début, a eu du mal à faire accepter ses modèles en Amérique du Nord. Leurs couleurs ne plaisaient pas, surtout aux femmes, et la coordination des coloris intérieurs et extérieurs n'était pas considérée comme importante.
Aujourd'hui, tous les grands constructeurs automobiles sont membres du CMG, qui compte parmi ses membres des entreprises de toutes les industries, notamment les transports, la mode, l'hôtellerie, l'ameublement et l'aménagement.
L'intérieur victorien se caractérise par l'étalage de mauvais goût des possessions, le fouillis et l'ornementation à outrance. L'époque est marquée par une suite incessante de renouveaux, passant du néo-gothique à la néo-renaissance et au néo-rococo. Des styles qui se mélangent souvent avec plus ou moins de succès.
C'est dans les années 1890 que l'Art nouveau est né dans les studios de stylisme de Siegfried Bing, à Paris. C'est comme une bouffée d'air frais. L'Art nouveau tire son inspiration de la nature : arabesques des plantes, fleurs et vagues, le corps féminin servant à la fois à la décoration des objets et au modelage de leurs formes. La décoration intérieure fait appel à des revêtements muraux de teintes pastel délicates, souvent avec un motif floral; le mobilier, asymétrique, est sculpté dans des bois rares. Ces tons de pastel repris par la mode sont une réaction directe aux violets, pourpres et noirs criants de l'époque victorienne.
En 1909, les couleurs vives des Ballets russes chassent d'un coup tous ces pastels. Le ballet Schéhérazade abandonne les décors peints au profit des rideaux, coussins et tapis. Les costumes sont coupés dans des étoffes aux coloris brillants jamais vus auparavant au théâtre. L'effet est immédiat : tous les salons se transforment en « harems » décorés d'une profusion de rideaux, tapis orientaux et coussins aux motifs compliqués.
Les grands couturiers sont Patou et Chanel, qui tous les deux font appel aux tons neutres, notamment le noir, le blanc et le beige, souvent rehaussés de paillettes et de plumes pour les soirées. C'est Coco Chanel qui a inventé les jupes ajustées, les pull-overs et les gilets sans col, signes de l'émancipation pour la femme. En 1925, l'exposition des arts de Paris marque le début des arts déco, style qui va influencer les dix prochaines années. La décoration intérieure fait appel à des lignes simplifiées inspirées du cubisme de Picasso et de Braque, souvent exécutées dans les teintes neutres. Les murs noirs et argentés forment une toile de fond contrastée pour le mobilier et les écrans laqués qui se reflètent sur le carrelage luisant du sol. L'art africain, l'onyx noir et le cristal blanc donnent les touches de couleur. Hollywood reprend bien sûr ce style, pour l'exagérer et en faire tout un spectacle. La salle de séjour doit être assez grande pour que Fred et Ginger s'y ébattent à leur aise en compagnie de deux cents danseurs.
La mode est aux tons neutres et aux thèmes monochromatiques en vert, bleu et jaune pâle pour la décoration. L'or, l'ocre et l'orange brûlé viennent souligner ces thèmes.
L'autre influence des années vingt, c'est celle de l'école du Bauhaus fondée en 1919 par l'architecte Walter Gropius. Avec le Bauhaus apparaît le modernisme et le rejet des choses du passé pour l'Allemagne de l'entre-deux-guerres.
Le Bauhaus enseigne à ses élèves la synthèse art-industrie et leur apprend à utiliser la forme et la fonction, les nouveaux matériaux et la technologie de la production de masse. Cette philosophie a une influence marquée sur le mobilier et l'architecture, et se propage rapidement en Europe et en Amérique du Nord. Les nouveaux matériaux et les nouvelles techniques adoptés pour le mobilier font appel aux tubulures d'acier, au chromage et au bois lamellé et ployé. Plusieurs de ces classiques sont encore avec nous aujourd'hui. Les meilleurs exemples en sont probablement le fauteuil Wassily signé par Marcel Breuer et le salon de Barcelone dû à Mies van der Rohe.
Pour la mode et la décoration intérieure, le blanc est la couleur après la dépression; il vient prolonger la mode des thèmes monochromatiques pendant les années folles. Cette prédilection pour le blanc naît aussi de l'engouement pour la science et la technologie. C'est en effet vers la fin des années 1920 que les savants expliquent pour la première fois le rôle du soleil pour lutter contre les carences alimentaires. À la plage, le bronzage est de rigueur pour mettre en valeur les maillots de bain et les robes du soir toutes blanches.
Avant les années trente, les peintures blanches étaient faites à base de plomb, ce qui les faisait jaunir très rapidement. L'apparition de nouveaux pigments blancs au bioxyde de titane et de nouvelles laques à séchage rapide permet de réaliser des peintures aux coloris durables pour l'automobile et la décoration.
À Londres, le « salon blanc » de Syrie Maugham est le lieu de rencontre privilégié; ses textures, ses formes et ses miroirs pourraient avoir été créés aujourd'hui. Dès le milieu des années trente, l'engouement pour le blanc fait place à un retour de la couleur dans la mode et l'ameublement. L'exposition Van Gogh au Musée d'art moderne de New York accélère encore cette tendance. On assiste à une véritable éclosion d'imprimés " tournesol " en jaune, vert, bleu et brun.
Pour les années 1940, on ne parle que de rationnement, de tissus synthétiques, de nouvelles technologies d'improvisation. Pour la mode, les couleurs sont le rouge, le jaune et le marine, qui doivent remonter le moral de la population en ces dures années du début de guerre. Le rationnement des textiles et des teintures entraîne toutefois une atténuation de ces coloris. Des deux côtés de l'Atlantique, l'improvisation est reine. Dans Paris occupé, le manque de vêtements élégants pousse les femmes à élaborer de jolis chapeaux compliqués, garnis de fleurs et de rubans, et à chausser des souliers à semelles épaisses en liège. En Amérique du Nord, la disparition des bas en nylon fait apparaître le maquillage des jambes.
La guerre se prolongeant, tous les produits de consommation se font de plus en plus rares, notamment la peinture, le mobilier et les tissus, dont le choix de couleurs est de plus en plus limité.
Aux États-Unis, Frank Lloyd Wright réalise sa maison « usonienne » fondée sur des modules géométriques. Il ne se sert pas de peinture ni de plâtre, mais laisse s'exprimer les matériaux naturels que sont le bois, la brique, le verre et le béton. Pendant des années, cette maison aura une influence considérable sur la construction résidentielle.
La technologie des plastiques, utilisés pour remplacer tous les matériaux en pénurie, fait des pas de géant. L'une de ses applications les plus intéressantes se retrouve dans les acryliques utilisés pour les tourelles des canons de bombardiers. Aujourd'hui, les acryliques se sont imposés pour de nombreux produits, notamment le mobilier, l'habillement, les perruques, la peinture et les encaustiques.
La décennie commence par une véritable explosion de couleurs.
Pour la mode, les verts, turquoises et bleus vifs dominent des deux côtés de l'Atlantique. Mais le succès de l'époque, c'est sans conteste le rose vibrant lancé par Jacques Fath en 1951. Grâce à son adoption par le revue Vogue, le succès est immédiat, cette couleur étant adoptée avec beaucoup de succès dans les cosmétiques de Revlon. En six mois, le rose s'impose pour les draps, les serviettes et tous les autres tissus d'ameublement.
Pour la première fois, la couleur fait son entrée à la cuisine. Les appareils ménagers sont proposés en jaune, en turquoise et en rose.
L'industrie automobile adopte elle aussi la couleur. Du Pont met au point pour elle la première peinture rouge durable. L'habitacle s'harmonise en se capitonnant de toutes sortes de nouveaux tissus synthétiques. La mode est aux carrosseries deux tons, et les peintures métallisées font leur apparition.
Les lignes sobres du mobilier scandinave se marient à merveille au jute qui tend les murs et aux imprimés aux couleurs vives. Partout au monde, le mobilier de chambres d'enfants d'excellente facture est réalisé en teck ou en bouleau, rehaussé de garnitures en laque brillante. Aujourd'hui, les réalisations classiques d'Eames, Aalto et autres artistes sont toujours très en demande.
La mode vestimentaire des années soixante est marquée par le folklore et le « blue jean » adopté par tous les groupes d'âge.
Les voyages en Orient ramènent une influence orientale qui touche l'habillement comme la décoration. Les murs sont peints de couleurs psychédéliques, décorés de fresques, de tentures et d'imprimés indiens. Les meubles et les planchers sont couverts de tapis orientaux. Avec ses motifs plus discrets, la mode paysanne de Laura Ashley se prolonge dans une ligne complète de tissus d'ameublement et de revêtements muraux reprenant les mêmes coloris et les mêmes motifs.
C'est aussi l'époque des visages pâles, accentués par le khôl noir qui marque les yeux et le henné rouge qui teint les cheveux. Pour la première fois, les Noirs ont une gamme de produits de beauté faits spécialement pour leur teint.
La famille des synthétiques s'élargit encore, avec notamment l'introduction de la première chaise en plastique d'une seule pièce. La simplicité de ses formes géométriques réalisées en couleurs vives fait contrepoint à l'influence orientale omniprésente.
C'est la décennie des teintes terre pour la mode, le maquillage et le design. La combinaison crème-chocolat lancée par la mode envahit bientôt l'ameublement et la décoration.
Le vert avocat et l'or moisson si populaires depuis la fin des années cinquante pour les salles de bains et les cuisines laissent la place à une nouvelle teinte de beige neutre appelée amande. Salles de bains, appareils électro-ménagers et toutes sortes d'autres produits sont proposés dans cette couleur.
La fin de la période marque la disparition graduelle des couleurs naturelles. Le rouge, le bleu roi et le turquoise reprennent leur place dans la mode. Dans les discos, on ne voit plus que des tissus extensibles aux couleurs fluo.
C'est aussi la mode du "high tech" synthèse du style et de la technologie qui fait son apparition à la fin des années soixante-dix. Tout le monde n'apprécie pas les matériaux industriels que l'on retrouve dans les maisons, comme les poutres apparentes, les escaliers en métal et les murs en tôle ondulée. L'ameublement fait appel aux couleurs primaires nettes, qui servent aussi d'accent aux éléments architecturaux. C'est à cette époque que l'on voit pour la première fois les sculptures lumineuses au néon.
Les années quatre-vingt commencent sur une note sombre, avec l'effondrement de l'économie nord-américaine et la récession la plus prononcée depuis les années 1930. Banques et compagnies de fiducie sont en faillite, engouffrant les économies de leurs clients. Les ventes d'automobiles et de meubles souffrent de cette situation. La reprise de l'économie signale une période de prises de contrôle, de scandales financiers et d'opérations d'initiés. Toute une classe de nouveaux riches se lance dans la consommation, avec notamment une mode vestimentaire pour nouveaux-nés aux coloris adultes « sophistiqués ».
Tout au long de cette période, la mode ne parvient pas à se donner une identité. Elle varie du look « punk » pour les jeunes aux costumes extravagants de Lacroix, si appréciés par les branchées. Le malheur, c'est qu'on oublie totalement la femme moyenne, et que les ventes s'en ressentent.
Mais l'industrie remporte de vrais succès avec sa palette de couleurs. Les roses, pourpres, sarcelle et verts de la collection d'automne 89 ont un effet immédiat sur le marché de l'ameublement.
Tout comme le noir et le blanc, le gris est largement accepté comme nouvelle teinte neutre, tant pour la décoration commerciale que résidentielle.
Les teintes neutres nuancées de mauve, notamment le gris et le beige, s'imposent et signalent le début des années quatre-vingt-dix.
Dans le domaine du style, nous assistons à plusieurs renaissances, notamment celles des arts déco, du style euro-classique, du style victorien et du style colonial. L'ouverture de la Chine signale un regain d'intérêt pour l'orientalisme.
Vers la fin de la période, les inquiétudes de plus en plus fortes soulevées par l'environnement ont un effet marqué sur notre mode de vie et sur nos achats.
L'écologie et les progrès inouïs dans les secteurs de l'informatique et des technologiques ont le plus marqué cette décennie. Les questions environnementales ont bouleversé non seulement la fabrication des produits, mais aussi leur élimination après usage. On constate à l'échelle de la planète qu'il y a moins d'emballages et que le recours aux matériaux recyclés et aux programmes de recyclage va grandissant pour tenter d'amenuiser les dommages aux milieux naturels. Les verts et les beiges chauds signalent un retour à la nature. Les neutres teintés de mauve, y compris le gris et le beige qui sont apparus à la fin des années quatre-vingt continuent de s'imposer dans les années quatre-vingt-dix. Les tissus s'ornent de motifs floraux et les tons métalliques font miroiter les détails et les accents architecturaux. On ne parle plus de progrès en informatique mais de bonds technologiques qui suivent l'explosion exponentielle du World Wide Web qui se propage dans le monde des affaires, dans les écoles, à la maison, voire dans les appareils « intelligents ». Devant la rapidité des changements qui se sont opérés entre 1992 et 1999, les couleurs servent à réconforter et à protéger contre le tumulte du monde extérieur.
À mesure que la technologie s'introduit sans cesse plus intimement dans le quotidien à la maison comme au travail, une recherche d'équilibre entre le nouveau et l'ancien émerge. Les couleurs en harmonie avec celles de la nature procurent réconfort et un sentiment de protection. La superposition de teintes, de glacis et de tons métalliques apporte translucidité et profondeur aux agencements de couleurs. Enfin, la nature continuera de jouer un rôle prépondérant, car l'eau - symbole de vie - dominera toutes les tendances.
Nous tenons à remercier tout spécialement David Beech, B.I.D. pour son apport précieux.
1. World Furniture -- Noel Riley, éditeur